Quelle est sa portée véritablement ?
Le mot "Pâque" dont les racines grecque et hébraïque signifie "action de passer", évoque la délivrance de l'esclavage du peuple d'Israël. La veille de la sortie d'Egypte, Moïse instruisit les familles du peuple de tuer un agneau et de badigeonner de son sang le linteau et les poteaux de leurs portes afin que leurs enfants échappent à la dixième plaie prononcée sur les premiers-nés des Egyptiens (cf.Exode 12:3-12,23).
La fête de Pâques de l'Eglise chrétienne fut établie pour commémorer la mort de Jésus et sa résurrection. Ces évènements étaient étroitement liés à la fête juive. Le jour de la pâque de l'an 31 après J.-C., Jésus fut sacrifié, lui le véritable Agneau Pascal. Il resta dans la tombe pendant le jour de repos stipulé par la fête (qui, en l'année où mourut Jésus, coïncidait avec le sabbat hebdomadaire), et il ressuscita le jour où les Juifs célébraient la fête des prémices.
La Pâque acquérant une nouvelle signification chrétienne n'annula pas son symbolisme de délivrance et d'espérance. Au contraire, le sacrifice du Christ jeta les bases de la véritable
liberté de l'être humain : la délivrance du péché et de son oppression. Son sang nous rachète du salaire du péché, la mort (Ephésiens 1:7; Romains 6:23). Avec lui, nous l'emportons sur le pharaon
de ce monde et avec lui nous marchons confiants jusqu'à la délivrance finale de son second avènement et l'entrée définitive en terre promise. Le jeudi de la semaine de la Passion, pendant la
célébration du repas pascal, Jésus institua le rite chrétien de la Sainte Cène, qui inclut
un service d'humilité (Jean 13:12-15) et la consommation des emblèmes de son corps et de son sang. Cette cérémonie devait signaler les aspects passés de la mort et de la resurrection du Christ
tout en annonçant son second avènement (Mat. 26:26-29). Manger le pain et boire le sang, les assimilant ainsi à notre organisme, signalent la nature personnelle et intime de la relation que nous
devons avoir avec Jésus-Christ. La sainte cène est l'une des cérémonies essentielles du christianisme ; l'autre est le baptême.
A l'approche de la semaine sainte, ne laissons pas les préoccupations du jour priver cette occasion de sa précieuse signification. Elle souligne une merveilleuse réalité spirituelle : le grand Libérateur est vivant. Jésus peut encore nous pardonner, nous purifier et nous sceller pour le salut. Son sang peut encore nous ouvrir "la pâque", le passage vers le ciel. La fête de Pâques nous parle de rédemption, d'amour et d'espérance...en "l'Agneau de Dieu , qui ôte le péché du monde" (Jean 1:29)
K.
Peut-être sommes-nous de ces paresseux ou de ces hésitants. Alors nous devons changer. La sanctification est un
bonheur : c'est Dieu qui vient à notre aide.
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